samedi 15 février 2014

ROUTES DU THÉ.

L'armée chinoise avait besoin de chevaux et les Tibétains de thé : ainsi naquit la route du thé et des chevaux, en mandarin laChamagudao (« ancienne route du thé et des chevaux »), une voie commerciale de plus de 4 000 km reliant le Sichuan et le Yunnan au Tibet. Cette route se matérialisa pendant la dynastie Tang (618-907) et le royaume Tubo (VIIe siècle - milieu du IXe), lorsque le thé devint une boisson populaire en Chine et au Tibet. Elle perdura jusque dans les années 1960 qui virent la construction des premières grandes routes au Tibet. Les Tibétains se rendaient dans les provinces chinoises du Sichuan et du Yunnan pour échanger, contre du thé, des bœufs, des yacks, des fourrures, du musc mais aussi des chevaux, lesquels étaient nécessaires aux Chinois pour pouvoir protéger leur empire contre les attaques à répétition de peuples nomades.
Cet axe commercial vit transiter également du sel via les nomades du sel.
De grands aventuriers comme le Prince Henri d'OrléansJoseph Rock ou encore Alexandra David-Néel empruntèrent cette route à la fin du XIXe siècle ou au début du XXe.
À l'est, la route comportait deux itinéraires ayant pour point de départ l'une le centre de production de Pu'er dans le Yunnan et l'autre celui de Ya'an dans le Sichuan. Ces itinéraires convergeaient avant d'arriver au Tibet.


Porteurs de ballots de thé au Sichuan en 1908, photographiés par Ernest Henry Wilson.
Sur la moitié orientale de l'itinéraire, les porteurs de thé, hommes comme femmes, convoyaient régulièrement des charges de 70 à 90 kg. Après Kangding, dans le Kham, les briques de thé étaient emballées dans des sacs étanches en peau de yack et transportées à dos de yack ou de cheval jusqu'à Lhassa.
Les Chinois obtenaient un cheval contre 60 kg de thé. Tel était le tarif fixé par l'Agence du thé et du cheval du Sichuan, fondée en 1074. Au XIIIe siècle, la Chine échangeait des millions de kg de thé contre quelque 25 000 chevaux par an.
Le commerce du thé et des chevaux était aux mains, à l'est, du pouvoir impérial chinois, et à l'ouest, des grands monastères tibétains, gros consommateurs de thé au beurre rance. Le 6e Réting Rinpoché, régent du Tibet de 1934 à 1941, possédait l'une des trois plus grandes sociétés commerciales du Tibet, la société Retingsang, qui contrôlait, conjointement avec la société Heng-Sheng-Gong, une société Han établie dans le Yunnan, le commerce du thé entre le Sichuan et le Tibet, soit 10 000 ballots de thé annuellement.
Le portage du thé prit fin peu après que Mao Zedong eut pris le pouvoir en Chine, en 1949, et qu'une route eut été construite. En redistribuant les terres des riches aux pauvres, Mao libéra les porteurs de thé de la servitude.
La route du thé et des chevaux fut bien plus qu'une simple voie commerciale. Avec le passage des caravaniers, elle fut le théâtre de rencontres entre ethnies, d'échanges linguistiques et culturels. Wikipédia.

ORIGINE.

Le thé est d'origine chinoise, où il est connu depuis l'Antiquité. Il a été importé de Chine au 16e siècle par les commerçants portugais en Europe, puis introduit en France comme plante digestive par les Jésuites. Le thé est aujourd'hui la boisson la plus bue au monde après l'eau et avant le café. La boisson elle-même peut prendre des formes très diverses : additionnée de lait et de sucre au Royaume-Uni, longuement bouillie avec des épices en Mongolie, bouillie avec des épices et du lait comme en Inde, préparée dans de minuscules théières dans la technique chinoise du , ou battue comme au Japon en chanoyu.
gōngfū chá
Improprement, le mot peut désigner parfois une infusion préparée à partir d'autres plantes (par ex. thé de tilleul) bien que l'on doive parler en fait de tisane. La confusion est en revanche systématique dans certaines langues, notamment celles où le thé ne fait pas partie d'une culture ancienne (Allemands ou Italiens parlent ainsi de « Tee » et de « Tè » quelle que soit la plante utilisée) et où le café prédomine largement le secteur des boissons chaudes. Wikipédia.


La naissance du thé... comme une légende
Les lointains débuts du thé s’enracinent dans une belle légende et remontent à l’an 2737 avant notre ère. La légende dit que l’empereur Shennong, très aimé de ses sujets et père de la médecine, qui aurait appris aux hommes à faire bouillir l’eau avant de la boire, se reposait sous un arbre avec un bol d’eau frémissante afin de calmer son estomac dérangé. Un souffle de vent passe qui fait tomber quelques feuilles dans son bol. Shennong trouve le breuvage délicieux et en admire la couleur. C’est la naissance du thé.

Le parcours de l’exposition est présenté sous la forme des différentes routes qu’a prises le thé avant de connaitre son usage contemporain, pour se terminer sur une section permettant d'approfondir ses connaissances sur le thé, ses origines, sa culture et sa transformation.

Sur la route du thé et des chevaux
Sous la dynastie Tang (618-907), le visiteur suit le parcours du thé de la Chine à la Haute-Asie et jusqu’à la Russie des tsars. C'est la préparation du thé bouilli.

Sur la Voie du thé : spiritualité et harmonie
Sous la dynastie des Song (960-1279) se développe la préparation du thé battu : le thé vert est broyé sous une meule et, à l’aide d’un fouet de bambou, la poudre obtenue est battue en émulsion avec de l’eau frémissante. La Voie du thé fait découvrir au visiteur les calmes profondeurs d’une route de spiritualité et d’harmonie.

Les routes maritimes
Les routes maritimes sont celles de la diffusion mouvementée à l’échelle mondiale du précieux breuvage, tellement convoité qu’il est la cause de plusieurs guerres. C’est sous la dynastie Ming, en 1391, qu’une façon nouvelle et très simple de préparer le thé se développe : l’infusion. .Expositon les routes du thé, Musée de la Pointe-à-Callière. Sur www.pacmusee.qc.ca.